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mardi 18 décembre 2012

CONCOURS DE POÉSIE

Poésie en liberté

"Poésie en liberté" est un concours international de poésie en langue française via internet. Cette opération, organisée par l'association du même nom, fête en 2013 sa 15ème édition.

La participation se fait uniquement par le site :

www.poesie-en-liberte.com

ObjectifsPoésie-en_Liberté_visuel_2013

  • favoriser l'expression personnelle des élèves par la pratique de l'écriture poétique, individuelle ou encadrée par un enseignant ;
  • privilégier les échanges entre élèves ;
  • rendre les élèves plus conscients des enjeux culturels de la poésie.

Calendrier 

  • 23 novembre 2012 : cérémonie de remise de prix à l'Hôtel de ville de Paris ;
  • 2 janvier 2013 : ouverture des inscriptions de la 15ème édition ;
  • 7 avril 2013 : clôture du concours.

Modalités 

La participation consiste en l'envoi d'un poème inédit, en vers ou en prose, de 30 lignes ou vers maximum. Elle est limitée à un seul poème par candidat. L'inscription se fait exclusivement sur internet par l'intermédiaire des professeurs et des documentalistes.

Public concerné 

Tous les lycéens (lycées français à l'étranger, lycées des pays francophones et non francophones) et tous les étudiants de 15 à 25 ans.
Les élèves en situation de handicap et bénéficiant d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS), scolarisés dans les mêmes niveaux d'enseignement y ont toute leur place.

Partenaires institutionnels 

Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la pêche, Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), académie de Créteil, Ligue de l'enseignement, conseil régional d'Ile-de-France, conseil général de Seine-Saint-Denis, municipalité d'Aubervilliers, université Laval de Québéc, Canada.

Source : Eduscol

mardi 21 août 2012

Nymphe et Vénus à l'image

En relation avec le groupement de textes autour du motif de la Nymphe dans la poésie française, un lien si vous voulez enrichir votre connaissance de la Vénus d'Urbino du Titien :


Cliquez sur "détail" (en rouge) et, si vous n'avez pas coupé le son, vous devez pouvoir écouter ces 3  mn 45 s. d'émission sans pb. N'hésitez pas à l'écouter au moins deux fois : il y est même question de Cranach  !

jeudi 16 août 2012

La Belle Matineuse

Une Belle Matineuse : à la manière de ...

Pour les 1è L qui veulent connaître les sources de Du Bellay dans L'Olive :

Le topos de La Belle Matineuse paraît fréquent dans la littérature italienne de la Renaissance. Dans la poésie française de la Renaissance, en revanche, ce n'est pas un motif aussi fréquent qu'on pourrait le croire ; Yvonne Bellanger qui a écrit : Le jour dans la poésie française au temps de la Renaissance, publié en 1979 déclare [.148-152 ; sur Google books]:

 " les traits caractéristiques du motif de la Belle Matineuse (...) sont au nombre de trois :

1. la scène se passe explicitement au matin, au lever du jour ;
2. il y a affrontement, en tête-à-tête ou devant l'Amant, entre l'Aurore (ou le Soleil) et la Dame ;
3. et la Dame l'emporte.


À cela on pourrait ajouter un quatrième trait qui se trouve chez Du Bellay et chez Ronsard : c'est la honte ou la jalousie du Soleil ou de l'Aurore et sa réaction."
Toujours selon Y. Bellanger, les dizains de Scève ne respectent pas ces trois traits.
En dehors de Du Bellay et de Ronsard, on peut citer des extraits de textes poétiques écrits par Magny qui relèvent du topos de La Belle Matineuse, mais pas des poèmes entiers. ne sont mentionnées que deux allusions dont une "dans les Soupirs (1557), le temps d'un tercet :

L'or de ces beaux cheveux cil des Indes surmonte,
Les rais de ce bel oeil font obscurcir de honte
Les rayons du soleil quand plus clair il reluit.

Texte de Ronsard développant le topos de La Belle Matineuse :


De ses cheveux la roussoyante Aurore
Éparsement les Indes remplissait,
Et jà le ciel à longs traits rougissait
De maint émail qui le matin décore,

Quand elle vit la Nymphe que j’adore
Tresser son chef, dont l’or, qui jaunissait,
Le crêpe honneur du sien éblouissait,
Voire elle-même et tout le ciel encore.

Lors ses cheveux vergogneuse arracha,
Si qu’en pleurant sa face elle cacha,
Tant la beauté des beautés lui ennuie :

Et ses soupirs parmi l’air se suivants,
Trois jours entiers enfantèrent des vents,
Sa honte un feu, et ses yeux une pluie.
                                      Ronsard, Amours, sonnet XCV (1552-1553)


Un lien : http://www.site-magister.com/pleiade.htm

Au XVII è siècle : Textes de Voiture et de Maleville, souvent étudiés comme exemples types de sonnets développant le motif de "La Belle Matineuse"

 

Vincent Voiture (1598-1648) , La belle Matineuse

Des portes du matin l'Amante de Céphale
Ses roses épandait dans le milieu des airs
Et jetait sur les Cieux nouvellement ouverts
Ses traits d'or et d'azur qu'en naissant elle étale

Quand la nymphe divine à mon repos fatale
Apparut, et brilla de tant d'attraits divers
Qu'il semblait qu'elle seule éclairait l'univers
Et remplissait de feux la rive orientale.

Le Soleil se hâtant pour la gloire des Cieux,
Vint opposer sa flamme à l'éclat de ses yeux
Et prit tous les rayons dont l'Olympe se dore.

L'onde, la terre, et l'air s'allumaient à l'entour.
Mais auprès de Philis on le prit pour l'Aurore
Et l'on crut que Philis était l'astre du jour.

La belle matineuse par
Claude de Malleville (1597-1647)

Le silence régnait sur la terre et sur l'onde,
L'air devenait serein et l'Olympe vermeil,
Et l'amoureux Zéphire affranchi du sommeil
Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.

L'Aurore déployait l'or de sa tresse blonde,
Et semait de rubis le chemin du Soleil ;
Enfin ce dieu venait au plus grand appareil
Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde,

Quand la jeune Philis au visage riant,
Sortant de son palais plus clair que l'Orient,
Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour n'en soyez pas jaloux !
Vous parûtes alors aussi peu devant elle
Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.